Upgrade d’un Ultrabook Asus UX302LG

Alors, aujourd’hui, c’est bricolage ! On va démonter un ultrabook pour changer de disque dur et ajouter de la RAM. Je préviens d’avance, je fais ce poste surtout pour le sauvegarder pour moi-même, pour retrouver facilement comment faire ce bricolage si besoin est. Vous pouvez passer votre chemin si le hard ne vous excite pas plus que ça…

Si vous êtes un peu geek sur les bords, vous avez probablement déjà ouvert un PC fixe, pour changer un disque dur par exemple, voire pour vous monter entièrement votre PC dont vous aviez acheté avec attention chaque élément. Mais pour un portable, c’est déjà moins sûr… Je vous propose donc aujourd’hui de me suivre dans cette petite aventure, une première en ce qui me concerne !

Pour vous expliquer le contexte, j’ai acheté récemment un ultrabook. Le terme « ultrabook » est juste une spécification de portable définie par Intel, qui précise quelques données de poids, dimensions etc. censées définir une catégorie de portable axée sur la mobilité. Je cherchais depuis quelque temps un nouveau PC de ce genre pour remplacer mon vieil eee-pc, en fin de vie. Il m’a bien servi ces quatre-cinq dernières années mais avec une batterie HS, une dalle dépassée, et un ensemble de puissance ne permettant plus guère grand chose, il était temps de passer à autre chose. Autant avec les PC fixe, vous pouvez avoir quelque chose que vous gardez des années, ne changeant que la pièce HS ou à actualiser (du moins jusqu’à la mort du processeur ou de la carte mère où vous allez probablement devoir au moins changer ces deux éléments ensemble), autant c’est bien plus difficile avec les portables. Vous n’avez pas assez de RAM au vu de l’évolution des technologies ? Bah si elles sont soudées sur la carte mère, impossible de les changer, il faudra faire avec ou changer de portable. Je n’ai pas la prétention d’être écologiste mais ça me gène un peu. Du coup, je cherchais un PC portable léger (c’est pour les voyages/transport), avec un bon processeur, une bonne dalle et des possibilités d’upgrader au moins la RAM et le disque dur pour pouvoir en gros le garder jusqu’à la mort de la dalle ou de la carte mère (une batterie ça peut se changer, tant qu’elle n’est pas soudée…). Je ne veux pas jouer avec, pas grave si la CG ou le processeur finissent par être un peu juste.

J’ai finalement craqué sur un ASUS, un Zenbook UX302LG. C’est le petit frère du UX301LA, une des références du moment dans la catégorie. Mais ce dernier est juste ultra-chère et n’est pas du tout upgradable. Le 302 a des retours plus mitigés de la presse, même s’il ne coûte que la moitié du prix ou presque. Il a d’ailleurs une carte graphique de meilleur qualité que le 301 mais est handicapé par un disque dur 5400 tours qui le ralenti et bouffe la batterie. Puis 4Go de RAM, ça va vite être un peu juste sur un OS Windows. Sauf qu’en fouillant sur le Web, je découvre que ces deux éléments peuvent être changés (sans même rompre la garantie constructeur). Mettez un SSD à la place du HDD, changez une barrette de RAM et vous avez un très bon ensemble pour un tarif pas trop dément, un peu plus de 1000 euros (et j’espère pour longtemps).

Et aujourd’hui, c’est donc démontage, upgrade matériel et software au passage (d’un Windows 8.0 fournie avec la machine à un 8.1)

La démarche est la suivante :

  • Préparation du PC
  • Démontage
  • Remontage
  • Réinstallation

Simple non ?

Préparation

Backup
Après avoir sauvegardé les documents importants, il va falloir récupérer la clef de licence Windows du PC. J’ai utilisé un petit utilitaire, Windows 8 Product Key Viewer, qui permet de la visualiser et donc de la mettre de côté. Bah oui, elle n’est marquée nul part sur la machine contrairement à un PC d’entreprise. Comme on va changer le disque dur et faire une installation de Windows depuis zéro, je vais en avoir besoin. Elle doit sûrement être trouvable « à la main » dans les tréfonds du poste mais pourquoi se compliquer quand il y a des moyens de l’avoir facilement ? Ceci sauvegardé, il faut maintenant récupérer l’OS.

OS
Là je vais un tout petit peu me compliquer la vie. J’aurai pu faire un clone du disque actuel et le réinstaller sur le SSD par exemple. Mais j’ai envie d’avoir une installation sous le coude pour pouvoir la refaire facilement autant de fois que cela sera nécessaire, héritage d’une époque lointaine où on pouvait faire des réinstall facilement avec le CD / DVD fourni (voire 25 disquettes pour 95…). Et pour couronner le tout, directement en version 8.1 de Windows. Il y a une méthode assez connue et très simple pour le faire depuis le site de Microsoft, décrite par exemple ici. Pas de bol, elle ne fonctionne pas avec une clef OEM (fournie avec la machine). Du coup, il faut récupérer une iso (le contenu du DVD d’installation) propre par un autre moyen. Bon, j’ai un peu tourné et essayé sans succès une iso qui était en version PRO alors que j’avais besoin d’une HOME. Au final, j’ai trouvé une iso fonctionnelle française (dont je ne mettrai pas le lien mais google est votre ami, elle sort en premier résultat avec des termes simples…) Au final, je trouve cela un peu bête de la part de Microsoft de bloquer le téléchargement de l’OS avec une clef OEM étant donné que l’on va aboutir à la fin de cet article à une version activée avec votre clef tout ce que qu’il y a de plus officielle…

Pilotes
Il faut enfin penser à récupérer l’ensemble des pilotes sur le site du constructeur (sauf l’USB Charger Plus, réputé instable…)

Avant le démontage...

Avant le démontage…

Démontage

Capot
Ok, tout est prêt, on peut passer au démontage de la bête. Je me suis pour cela inspiré de cette vidéo de tutorial, qui explique très bien la démarche point par point. En terme de matériel, il faut noter que le capot est vissé avec de minuscules vis Torx (T5), plus deux cruciformes sous les patins. Il faut donc avoir le tournis adapté mais à part ça, pas besoin de truc compliqués. Ok, on vire donc les 9 vis T5. Ensuite, il faut enlever les deux patins en caoutchouc côté charnière, car il y a des vis planquées en dessous. Ils sont collés. Je les ai enlevés sans difficulté avec une pince à épiler, en les soulevant doucement à partir du côté charnière. Les vis cruciformes sortent avec un tournevis d’1mm. Après cela, le capot ne part pas pour autant tout seul, car il est intégré à la charnière avec le clavier, ce qui le bloque. Le début de la seconde partie de la vidéo linkée précédemment montre bien comment faire. Personnellement, je n’ai même pas eu besoin de faire sortir le capot la charnière en le triturant avec un tournevis. En le bougeant légèrement d’avant en arrière, j’ai introduit un peu de jeu jusqu’à cela soit suffisant pour qu’il sorte de lui-même de la charnière.

Capot démonté

Après démontage du capot

Changement de la RAM
Et voici la bête à l’air libre. On va donc démonter maintenant le disque dur (le gros truc dans le coin en haut à gauche) et la barrette de RAM (le truc rectangulaire noir au milieu, à gauche de l’autocollant vert). Notez en haut à droite (le truc avec marqué CE dessus) un disque dur au format msata, half size. C’est un SSD de 16go qui sert de cache. C’est un format très peu répandu mais qui peut aussi être changé, une version de 128Go existe actuellement. Personnellement, un seul SSD me suffit amplement pour l’usage que j’ai de ce portable. Allez, je commence par la barrette, c’est le plus simple. Il y en a deux sur cette machine (2*2Go), l’une est directement intégrée à la carte mère mais l’autre est clippée, comme sur un PC fixe, sauf que c’est à l’horizontal pour gagner de la place. Il suffit de repousser les attaches sur les deux côtés pour que la barrette sorte de son emplacement (cf. illustration ci-dessous). Je la remplace donc par une barette Crucial Ballistix Sport 1600Mhz (clock 9, en So-dimm, 1.35V), de 8Go. Il faut faire bien attention à la pousser dans l’emplacement à 45°, sinon elle ne rentre pas bien jusqu’au bout du connecteur, puis appuyer dessus jusqu’à ce qu’elle soit bloquée par les deux clips sur les côtés (vous avez également un mode opératoire dans la vidéo). J’ai pris ce modèle simplement car je sais qu’il a déjà été testé avec succès sur cet ultrabook. Il faut juste être vigilent à prendre un modèle Low Voltage (1.35V et non 1.5V), sinon ce n’est pas compatible. Je devrais donc obtenir 8+2=10Go de RAM, ce qui devrait être largement suffisant, et pour longtemps.

Démontage de la RAM

Démontage de la RAM

Changement du disque dur
Ok, on passe au disque dur. Facile, vous enlevez quatre vis et… ça bouge pas. Eh ouai, il y a deux vis planquées sous la batterie. Du coup, il faut dévisser la batterie, légèrement la décaler de son emplacement (sans la déconnecter) et seulement après vous pouvez dévisser totalement le SSD. On le sort alors de son emplacement. L’alimentation et la fiche Sata sont soudées sur la carte mère mais, en soi, c’est comme sur un PC fixe. Le SSD est dans une sorte de mini rack (c’est lui qui est fixé à la carte et non le SSD en soi), il faut donc dévisser le SSD de ce rack pour le remplacer par l’autre. A la place du HDD de 500Go, je mets donc un SSD de 256Go (Samsung 840 Pro). Là encore, je sais que ce modèle fonctionne bien (alors que les Crucial non, par exemple) d’où ce choix (256Go simplement par souci tarifaire). Il faut de plus savoir qu’il ne doit pas faire plus de 7mm en hauteur, sinon il ne rentre pas… Hop, on le met dans le rack, on revisse, on le remet dans l’emplacement, on revisse, on remet la batterie dans l’emplacement, on revisse (encore). Et c’est finit !

Après le démontage du HDD

Après le démontage du HDD

Remontage du capot
Je serai limite curieux de démonter les ventilo histoire de voir si on peut faire un upgrade du processeur ou de la carte graphique mais cela romprait la garantie donc ça attendra (longtemps)… Plus qu’à remonter le capot. Il suffit de le pousser horizontalement pour qu’il re-rentre dans la charnière de l’écran. Plus qu’à revisser et remettre les patins ! Ces derniers collent toujours bien donc pas de problème pour les réinstaller. Il faudra sûrement ajouter un coup de colle après quelques démontages mais je doute de faire ça tous les quatre matins. On allume  la bête avec F2 enfoncé pour rentrer directement dans le BIOS (il n’y a plus d’OS installé de toute manière) et… le nouveau disque et la RAM sont détectés ! Ouf. Bon, bah on passe à l’OS maintenant ?

Après remontage du SSD

Après remontage du SSD

Réinstallation de l’OS

Bon, ce fut un peu plus compliqué que prévu en ce qui concerne la réinstallation de l’OS. J’avais prévu de suivre ce tuto sur hardware.fr, qui référence une iso sur laquelle la manipulation proposée fonctionne. Manque de bol, elle a été actualisée entre temps et cela ne semble plus marcher (ou alors je me suis planté quelque part, ce qui est également tout à fait possible). Du coup, j’ai utilisé une autre astuce. Comme évoqué un peu plus haut, j’ai téléchargé une iso propre (non retouchée dans le but de la cracker) de Windows 8.1, en version PRO/CORE x64 fr. Ça se trouve facilement avec une simple recherche Google, on n’est plus dans l’époque où choper une installation relevait du parcourt du combattant car forcément l’oeuvre d’un pirate relativement acharné. La dématérialisation a facilité cette étape et je doute que Microsoft s’embête beaucoup à combattre ces liens de téléchargement désormais. L’élément bloquant sera simplement l’activation, vous empêchant de vous servir du produit après un mois si vous n’avez pas une clef valide (ou un crack, mais on retourne chez les pirates)…

Donc, me voici avec une iso. Et j’en fait quoi, dites ? C’est qu’il n’y a pas lecteur de DVD sur mon ultrabook ? Pas d’inquiétude banane, c’est juste que la technologie a évolué, ça marche avec une clef USB maintenant (quoique les clef bootable sur Linux, on s’en servait déjà il y a un bon paquet d’années de cela…) ! Ok, on formate une clef d’au moins 4Go en FAT32, on extrait le contenu de l’iso dessus (un simple winrar / 7zip fait très bien cela) et le tour est joué. Branchez, vérifiez que l’USB est bien paramétré pour démarrer en premier dans le BIOS de la machine, et c’est parti pour l’installation. Hum… donc tu es en train d’installer un Windows 8.1 avec une clef 8.0 OEM, tu ne vas pas me faire croire que Microsoft laisse faire cela ? Eh bien si ! Enfin, presque…

Il faut savoir que la mise à jour de 8.0 à 8.1 est gratuite, il suffit de la télécharger sur le Windows Store, c’est un peu comme XP SP1 il y a quelques temps… Mais pas moyen de faire une installation de 8.1 avec votre clef 8.0, ce n’est tout de même pas le même produit. Cependant, ils ont pensé à tous les pauvres mainteneurs de PC avec licence Windows 8.0 qui allaient devoir faire des réinstallations depuis zéro dans les années à venir. Faire une installation de 8.0 puis un upgrade sur votre PC perso une fois toutes les X années, ça passe. Quand vous gérez une flotte d’entreprise ou un SAV quelconque, moins… Du coup, ils ont publié des clefs « génériques » 8.1, qui vous permettent d’installer directement la version 8.1, mais pas de l’activer il va sans dire. C’est que ce que j’ai utilisé pour faire l’installation de l’iso que j’ai récupérée. Une fois installée, je l’ai simplement activée avec la clef OEM de mon PC (et ça, c’est ok pour Microsoft). Non sans me faire une frayeur quand elle a été rejetée mais ça c’est juste que je ne suis pas foutu de recopier vingt cinq caractères sans me planter…

Voilà, c’est réglé, ultrabook prêt à affronter l’avenir. Ne pas oublier de réinstaller les pilotes tout de même (dont un a fait planter le poste et un autre a introduit une luminosité adaptative toute pourrie, mais ceci est une autre histoire…) Je flippais un peu d’ouvrir ce genre de PC portable mais finalement, ce ne fut pas bien compliqué, même si j’avais choisi ce modèle en parti pour cela.

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